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| Chapitre 1 (le 22/09/2008 à 06h31) |
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Voilà, mon dernier "bébé" vient de sortir, j'ai tenu dans mes mains les deux premiers exemplaires afin de vérifier la qualité de la fabrication de l'ouvrage. Comme elle est parfaite je vais pouvoir dès à présent ouvrir sa distribution au public.
Mais avant quelques conseils pratiques, quelques mots qui informeront un peu plus, les personnes "éclairées" que le résumé de la 4ème de couverture destinée à tout un chacun.
Ce livre est en grande partie une histoire vraie, seule quelques détail et la fin ont été un peu modifiés. Il comporte, comme dans tous mes écrits des "clés" sur des éléments que j'ai découverts tout au long de ma vie. Ces clés accessibles à tous ne résonneront pas de la même façon selon que l'on sera en phase d'éveil ou non.
La partie la plus importante concerne ce qui a été appelé communément "la nuit obscure de l'âme" ou "les ténèbres de l'âme", phase difficile de la vie par le passage dans les ténèbres afin de brûler les scories accumulées dans les vies antérieures et qui empêchent le jaillissement du processus d'évolution auquel nous sommes tous invités.
COMMENT COMMANDER CE LIVRE ?
- PARTICULIERS : 3 possibilités
1 - Se rendre sur le site suivant : http://www.lulu.com/content/4958567
et commander en direct (le montant des frais de port s'affiche dès lors que les références cartes bancaires sont entrées)
2- Commander par un libraire : Fournir le lien ou l'ISBN : 978.2.01083.01004
3- Commander par mon intermédiaire : me contacter par email : roger.barbet@orange.fr
- LIBRAIRES : me contacter par email afin que je vous fournisse le lien direct réservé aux libraires où commander par mon intermédiaire : roger.barbet@orange.fr
Description:
Les rencontres et faits de la vie ne sont pas dus au hasard. Tous les évènements sont destinés à notre évolution, à condition de les accepter. Charles en allant en Guadeloupe ne savait pas qu'il allait découvrir celle qui l'attendait, qu'il devrait passer par les redoutables ténèbres de l'âme, découvrir une pratique religieuse particulière et enfin rencontrer la femme de sa vie. Il apprendra les effets du refus de laisser la vie s'écouler, les difficultés du "lacher-prise". Ce roman initiatique vous emmènera dans cette merveilleuse région antillaise, cadre paradisiaque pays de la vie facile et des passions exacerbés; ce lieu où tout devient possible et où tout se transforme et s'accèlère dès lors que l'esprit cherche à trouver sa place.
POUR VOUS DONNER ENVIE DE LE LIRE VOICI LE DEBUT DU LIVRE
CHAPITRE 1
Il fallut un concours de circonstances exceptionnelles, pour que les rencontres et évènements qui donnèrent une autre dimension à la vie de Charles aient lieu : Charles habitait depuis toujours dans le nord de la France, région qualifiée, souvent à tort, d'humide, venteuse et froide. En tout cas ses habitants ne ressemblaient pas à leur climat et la chaleureuse convivialité qu'ils partageaient à chaque fois que fête, cérémonie ou autre évènement les réunissaient était là pour en témoigner. Charles avait dépassé la cinquantaine depuis quelques années et bénéficiait d'une retraite bien méritée après une longue carrière dans les services administratifs de la compagnie minière qui l'avait employé et qui, comme bien d'autres aujourd'hui, n'existait plus. Depuis quelques années il vivait seul, sa femme ayant profité d'un besoin d'affection suffisamment soutenu pour s'amouracher d'un jeune homme qui avait su la séduire. Charles, bien que marqué, avait bénéficié du soutien de ses nombreux amis pour passer ce cap difficile et se retrouvait désormais sans complexe ni regrets apparents à taper le carton devant une gueuse dans un des nombreux estaminets qui garnissaient le village.
Autant dire que sa décision de quitter la région pour s'expatrier en Guadeloupe avait provoqué une forte émotion dans ce hameau où tous se connaissaient et dans lequel la vie coulait comme du miel sur une tartine de pain beurrée.
Effectivement, qu'avait-il bien pu se produire dans la tête de ce quinquagénaire pour qu'une lubie de cette sorte vienne lui traverser l'esprit ? N'était-il pas né ici ? N'avait-il pas constamment vécu dans cette ambiance familiale et conviviale si caractéristique de la région. Avait-il brusquement perdu la raison ? Pourtant il semblait à tous ses proches qu'il avait surmonté la trahison de son épouse et que cette sombre histoire faisait désormais partie du passé. L'était-elle vraiment ? Tout ce que l'être humain vit reste inscrit dans sa mémoire et bien que délaissée elle peut cependant ressurgir au moment où on s'y attend le moins.
Charles n'était pas quelqu'un d'ordinaire, il avait vécu, parallèlement à son ennuyeuse vie de bureaucrate, une passion secrète pour les choses de l'esprit. Il avait peu à peu découvert les possibilités offertes à l'humain lorsque celui-ci se met à l'écoute de son être intérieur, de ce qu'il est en fait réellement au-delà des apparences. Il était devenu différent sans que cette pratique ne dérange en rien son visage d'homme ordinaire qu'il montrait à tous ceux qu'il avait à fréquenter. Le changement, l'évolution de sa personnalité s'était déroulé d'une manière si progressive qu'il était permis de penser, à un observateur curieux, qu'il s'agissait de la résultante d'une sagesse venue avec le polissage que procure toute vie bien menée. En fait il n'en était rien, car les progrès dans la compréhension des choses que Charles avait accomplies devaient complètement modifier la compréhension de sa vie, on pourrait même dire de La Vie. Il en était venu à se sentir en harmonie, non seulement avec les personnes qu'il avait l'occasion de rencontrer quelle que soit leur nature, mais également avec tout ce qui composait son environnement, c'est-à-dire les animaux domestiques et sauvages, les plantes et les arbres, les rivières et ruisseaux, l'air, les compositions naturelles et artificielles, comme celles faites de la main de l'homme. Cette progression intérieure avait eu comme conséquence, en plus de l'aspect agréable qui lui permettait de prendre les choses et les gens dans ce qu'ils avaient de plus aimable, une suite apparemment moins agréable dans ses relations avec sa famille proche, en fait surtout avec sa femme. En effet, cette dernière avait vécu au rythme des évènements habituels d'une vie féminine correspondant aux coutumes de la région et d’ailleurs, principalement centrée sur l'éducation des enfants ainsi que tout ce qui tournait autour de l’entretien de la maison: ménage, repas, etc… Un décalage s'était peu à peu créé dans les relations entre les époux, ce qui avait provoqué une distanciation devenue au fil des temps difficile à gérer car ils avaient fini par ne plus avoir rien à se dire. Cette situation s’était révélée cruciale au moment de la retraite de Charles car sa présence davantage marquée au foyer en augmentait l’indisposition. Les conséquences de cet état furent ce que l'on en a dit : le déclenchement de ce qu'il est communément appelé "le feu aux fesses" dans le langage imagé de la région suivi du marivaudage de son épouse au vu et au su de toute la commune et finalement sa mise en ménage avec un bellâtre de la ville toute proche.
Charles n'avait pas prévu que cette séparation puisse le chagriner: ses relations devenues quasi nulles avec son épouse avaient eu pour conséquence de la lui faire considérer davantage comme une présence, situation à laquelle il s'était habitué. Lorsqu'elle eut quitté son environnement, Charles s'y était préparé, ses amis lui ayant rapporté de façon claire la fréquence de ses rendez-vous « extérieurs » qui ne laissaient pas de place aux doutes, selon le principe que « tout finit par se savoir » dans les hameaux de cette faible importance. Il avait alors pensé que cette nouvelle disposition serait pour lui un soulagement plus qu'un déchirement. Il avait compté sans la grande puissance des forces de l'habitude qui en se brisant modifient non seulement la routine habituelle si sécurisante, mais également la connexion énergétique invisible qui se crée au fil des temps entre les humains partageant une existence commune. Une vie de couple, a-t-on coutume de dire, n'est pas sans tisser des liens, et quand on dit cela on pense généralement à l'affection, l'amour, la tendresse qui réunit ceux qui ont choisi de vivre ensemble. Cependant ce qu’on omet, c’est la constatation que les liens sont aussi forts entre ceux qui passent leur temps à se lancer des injures au visage, voire même d’autres choses de plus matériel. Souvent on se demande ce que ces derniers peuvent bien trouver comme agrément dans leur fréquentation réciproque. Mais après tout, l'amour et la haine sont des sentiments identiques, on déteste celui ou celle qu'on a aimé avec la même force de l’affection première. Cette haine ou prétendue telle n'est qu'une manifestation de l'attachement que l'on a encore pour l'autre et son expression n'est rien d'autre qu'une façon différente de se le dire. Seules les formes ont changé, les mots également mais les sentiments possèdent toujours la même intensité. D'ailleurs on constate au fil des années qu'il n’est pour ces assaillants, malgré leurs sempiternelles promesses de rupture, aucunement envisageable de mettre leur projet à exécution. En fait, seule l'indifférence totale envers l'autre permet de constater que le lien s'est dissous et dispense de toute conséquence néfaste sur les sentiments et leur ressenti.
Charles ne perçut ni chagrin ni douleur au moment où sa femme lui apprit qu'elle le quittait. Ce n'est que quelque temps après qu'un curieux sentiment de vide et de tristesse s'abattit sur lui. Cette donnée nouvelle l'obligeait à reconsidérer le sens de sa relation conjugale ainsi que celui de cette rupture car il savait que toute souffrance correspond à une expérience de vie non réalisée.
Il avait donc à expérimenter quelque chose, mais il ne savait pas quoi. Sa femme et lui s'étaient rencontrés dans des circonstances tout à fait habituelles dans cette région: au cours d'un bal de village et tout s'était enchaîné ensuite de la façon la plus banale. A cette époque, étant ignorant dans le domaine de l’Esprit il pensait que seul le hasard les avait attirés l'un vers l'autre. En fait il n'en était rien car cette femme, à l’analyse de leur mariage, correspondait parfaitement à ce qu'il avait à connaître d'une relation de couple. Ils avaient été attirés l’un vers l’autre selon la loi d’attraction universelle, en fonction de l’état de son évolution à cette période de sa vie et il en était assurément de même pour elle sans que l'un ou l'autre n'en ait conscience. La fin de l'aventure conjugale correspondait sans doute à la fin de cette expérience mais il fallait maintenant qu'il accepte les conséquences de la séparation à commencer par le lâcher-prise des émotions qui accompagnent toute rupture.
Afin de mettre de l'ordre dans ses idées qui le bousculaient un peu il avait donc décidé de prendre un peu de recul et changer d'air en pensant que l'éloignement des lieux du mélodrame ainsi que la coupure avec son environnement habituel favoriseraient son introspection. Sa femme et lui s'étaient rendus en Guadeloupe au cours d'un voyage organisé, quelques années auparavant par le comité d'entreprise de la mine. Grâce à la participation financière de celui-ci, il leur avait été possible de passer une semaine dans un hôtel trois étoiles de la riviera guadeloupéenne du Gosier, petite station touristique proche de Pointe-à-Pitre. Malgré la brièveté du séjour et leur cantonnement quasi permanent sur la plage privée de l'hôtel, seulement interrompue par une visite collective en car aux « chutes du Carbet », magnifique cascade, destination habituelle des organisateurs de l'agence de voyages. Charles s'était plu dans cet endroit. En dépit des recommandations de prudence de leur encadrement mettant en avant les risques de vols et d'agressions, Charles empruntant un vélo à l'hôtel, s'était autorisé quelques visites de découverte dans les environs immédiats. Ces escapades lui avaient permis de constater l'exagération des mises en garde du personnel de l’hôtel. Il comprit bien vite que ceux-ci, par la crainte du dehors qu’ils leur inspiraient, se protégeaient ainsi d’éventuels problèmes que leurs clients pourraient rencontrer. Ces contrariétés éventuelles, en leur octroyant des mauvais points, risqueraient de rebuter certaines agences métropolitaines par lesquelles elles tiraient leur moyen de subsistance. En fait Charles n’avait jamais ressenti de menaces particulières au cours de ses pérégrinations cyclotouristiques. Il s'était surtout surpris à constater les médiocres conditions de vie d'autochtones dans ces endroits paradisiaques, à quelques pas des hôtels de luxe, squattés par une multitude de baraques de tôles et planches construites sans grand souci d’urbanisation. C’était sans doute cela qu’il n’aurait pas dû voir! Devant les portes ouvertes, des oisifs de tous âges le regardaient d'un air surpris, comme s'il était inhabituel pour eux de voir un « métro » circuler en vélo dans ces quartiers plutôt défavorisés. Quelques dames, habillées court et serrées, se tenaient également dans les embrasures des baraques et Charles n‘eut aucun mal à imaginer la raison pour laquelle elles stationnaient là. Pour Charles, la vision de la misère ne se présentait pas comme une nouveauté car la vie des ouvriers de la mine, quand il était plus jeune, n'était pas des plus facile. Il avait été lui-même amené à constater les conditions précaires et les difficultés physiques et morales de ce peuple noir de charbon. Ce qui le surprenait c'est que la misère puisse également exister au soleil dans ces décors magnifiques où manifestement elle ne devait pas, selon lui, y trouver sa place. Toutes les photos et commentaires figurant dans les catalogues sur la Guadeloupe évitaient comme il se doit de montrer ou d’évoquer ces zones « sensibles » situées non loin de la principale région touristique de l'île, bourrée de grands hôtels et pourvue d’une population passagère aisée qui attirait les jeunes délinquants de la place, comme le ferait une bonne bière après une journée de travail. Ceci justifiait les recommandations exagérément alarmistes des hôtels et leur volonté de garder leur clientèle captive.
Néanmoins et paradoxalement c'est cet anachronisme qui avait attiré l'attention de Charles et était devenu un des motifs de son envie de revenir en ces lieux dans lesquels il considérait pouvoir être utile à quelque chose. Cette idée, pensait-il, pourrait occuper son dépaysement passager, car Charles, contrairement à ce qu'il avait annoncé n'avait pas l'intention de rester vivre jusqu'à sa mort dans cet endroit; cependant comme il ne pouvait donner de date de retour, ne sachant combien de temps allait durer sa période de « guérison », il avait trouvé plus facile d'annoncer un départ définitif ce qui le dispensait d‘explications complémentaires. Il avait donc loué sa maison de Fourmies et s'en était allé presque à l'aventure mais l'esprit joyeux à la découverte des îles antillaises et, il ne s’en doutait pas encore, de lui-même.
Comme on le sait, Charles cheminait sur une voie spirituelle depuis un certain temps déjà mais il commençait cependant à « patiner » quelque peu : ses méditations journalières, quoique satisfaisantes dans la mesure où il y trouvait toujours un contact avec sa « Réalité Ultime » qui le comblait, commençaient à devenir routinières. L'évènement important, cette rupture, survenu dans sa vie, pouvait peut-être, représenter une possibilité d'aller plus avant dans son évolution personnelle. L’état de choc nécessaire au changement ne s'étant pas produit au moment de la séparation il avait pu penser qu’il « digérerait » somme toute assez facilement ce qui n’était désormais qu’une péripétie à ses yeux. Il avait fallu cet état d’instabilité inhabituel chez lui, pour le pousser à agir, à changer, à aller plus loin. Cette nécessité d‘entreprendre, Charles la voyait de plus en plus clairement depuis que sa décision de partir était prise. Il lui semblait, intuitivement qu'un nouveau départ, était en train de se programmer et que le train de son développement, dont il ressentait à présent le besoin, n'allait pas le laisser sur le quai. Pourtant Charles pensait bien que tout en évoluant lentement sa perception des choses et la vision qu’il en avait lui convenaient, correspondaient à une allure de croisière parfaitement planifiée, organisée. Il percevait la lutte des « résistants », tous ceux, et cela représentait une majorité, qui s’accrochaient encore à leur souffrance en refusant inconsciemment de lâcher leurs bouées de sauvetage. Il les voyait s’y agripper désespérément sans qu’ils comprennent la raison de leur désarroi. Pour eux, la nécessité d’un choc important dans leur vie représentait souvent le recours que l’Esprit apportait pour permettre leur « libération ». Mais lui, avait-il besoin de cela ?, lui qui avait manifesté à de nombreuses reprises sa démarche de lâcher-prise dans des moments délicats de sa vie. En contrepartie il bénéficiait comme récompense d’avoir la possibilité de percevoir son existence dans ce qu’elle avait de plus réjouissante. Dans cet état d’esprit, les drames et psychodrames qu’il remarquait autour de lui prenaient toute leur signification, souvent dérisoire, et ne l’affectaient pas. Il ressentait la justification de tout évènement comme résultante des choix effectués par chacun dans les expériences que la vie leur proposait. Aujourd’hui, alors que tout se modifiait sur la planète, celle qui lui était proposée allait-elle avec le grand changement annoncé ?
Charles l’avait en effet constaté, les discussions avec ses amis qui partageaient ses idées ainsi que les documents qui arrivaient de partout entre ses mains l'avaient confirmé : l'époque actuelle se prêtait à une évolution spirituelle, l'énergie qui composait toute chose sur la planète et dans l'univers se modifiait sous l'effet d'une prise générale de conscience qui correspondait d'une certaine façon à la fin de la société actuelle. Malgré tous les progrès techniques dont la plupart bénéficient, l’époque n’arrive plus à satisfaire le commun des mortels, condamné à toujours aller plus loin pour obtenir une satisfaction qui durait de moins en moins longtemps. Cette situation obligeait désormais les « coureurs de l'illusion », c'est ainsi que Charles les avait secrètement baptisés, à chercher de plus en plus loin ce qui devrait leur donner un sentiment artificiel de plaisir, tellement passager qu’un autre devait s’y substituer instantanément. Manifestement cette course devait prendre fin. Son remplacement par une société nouvelle était encore du domaine de l’utopie car par quoi la remplacer ? Les maîtres du monde, puissants financiers tiraient toutes les ficelles et il faudra bien qu’un jour elles se coupent. Des signes avant-coureurs de cette réalité apparaissaient cependant et Charles avait confiance. Il ressentait sa possibilité de pouvoir faire partie des acteurs de ce changement et percevait qu’il devait s’y préparer.
Ce qui lui arrivait prenait alors tout son sens.
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