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DANS LE LAGON DE ST PIERRE
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ILE MAURICE   (le 17/10/2008)

ILE MAURICE

MAURICE

 

 

Entre l’air et l’eau, cette terre de soleil

S’est posée, tombée d’un collier de perles fines

Émeraude entourée d’un collier de turquoises

Qu’un reflet de lumière fait briller à l’envie

 

Le Jacaranda se mesure au flamboyant

Dans cette endroit sans lieu bordé par l’océan

Maurice, Isle de France, cousine de Bourbon

Libre aujourd’hui de tacher seule son horizon.

 

Lorsque trop tôt s’éteignent les luminaires

Les yeux rivés encore sur la lune à l’envers

Regarde sans bouger, presque sans respirer

De peur que ce moment puisse soudain changer

 

Douceur de l’air si tendre présent jusqu’au matin

Qui révèle la saveur subtile du jasmin

Tout les sens exaltés façonnent un lit de mousse

Pour cueillir cette douce pensée d’amour qui passe

 

Who give to me the taste of you.

16 photo(s)
AFRIQUE   (le 11/09/2008)

MADAGASCAR

L’avion pique raide à l’approche de l’atterrissage et freine brutalement en raison de la piste trop courte, limitée par la route nationale à son extrémité. Bien que Madagascar ne soit distante que de 2 heure de la Réunion, dix degrés de température la sépare d’elle en ce midi de septembre. Les 32° feront paraître longues les formalités de visa et contrôle interminable des bagages justifiés par l’absence de scanner.

Nous voilà à Diego Suarez, la cote d’azur de Mada. La forme d’un pied gauche de l’Île permet de situer cette ville dans l’ongle du pouce.

Dès la sortie, au travers des vitres du 4X4 climatisé s’ exposent les agitations d’une foule pieds nus dans la poussière de latérite vendant les quelques produits alimentaires déposés sur des chapiteaux en bois branlants recouverts d’une feuillage jaune indéterminé.

Comment dire qu’on connaît le pays en n’explorant qu’une centaine de kilomètres autour de la ville. Cette île grande comme 2 fois et demie la France nécessite une durée plus longue que les 8 jours de marche que nous allons lui consacrer. En fait ce sera comme si nous avions visité la moitié de la Bretagne, et encore dans de bonne condition car nous sera épargné l’extrême misère des bidonville de Tananarive ou les mauvaises nuits on ramassera au matin les enfants morts dans les rues.

Ce sont de fabuleux paysages qui s’offriront à nous, d’une beauté à couper le souffle, la promenade à pied autour des trois baies à proximité de Diégo dont la plus grande celle de Sakalavas, plantée d’une île en pyramide en son centre nommée : « pain de sucre » dont le sommet, le soir, par le jeu des ombre révèle une vierge éplorée est la seconde en beauté après celle de Rio. Les Tsinguy rouges, impressionnantes concrétions calcaires aux pointes dressées, situées dans un canyon aux couleurs fantastiques resterons dans les mémoires même si on sait ce phénomène lié à la déforestation. A Antsalaka nous découvrirons le lac sacré d’où les chants des autochtones ferons surgir paresseusement d’énormes crocodiles. Les parcs nationaux de la montagne d’Ambre et d’Ankarana remplis de caméléons, lémuriens et autres oiseaux aux formes et couleurs jamais vues ailleurs émerveilleront notre marche

.

La traversée en bateau à voile de la mer d’émeraude, portant bien son nom par sa couleur étrange nous permettra, à partir du port de pèche de Ramena d’accoster dans l’île de Suarez au sable blanc, île déserte de milliardaires que nous imaginerons être pour un trop bref instant, devant les poissons grillés à peine péchés mangées sous les paillotes face à la mer.

Les parcours en 4X4 par des routes munis de ralentisseurs naturels : énormes nids de poule et zébus divagants permet de sa faire une idée des conditions de vie des « hors la ville ». Les modestes cases en bois ne servent qu’à dormir, les enfants dès le plus jeune age cassent des cailloux sur le bord des routes , cherchant à gagner la nourriture du jour. La mortalité infantile est effrayante, les jeunes enfants ne sont pas enterrés mais confiés à la mer, les morts déterrés au bout d’un an verront leur ossements rejoindre leur ancien lieu de vie…….

Que dire de l’exquise politesse des habitants, dont nous qualifions l’état de miséreux,en les considérant avec nos yeux de nantis. Qui est le plus pauvre des deux? En tout cas j’ai ma réponse…

La ville de Diego Suarès, curieuse par ses établissements coloniaux : bâtiments impressionnants qui lentement tombent en ruine, l’État Malgache ne pouvant en assurer l’entretien. Des centaines de pousse pousse sillonnent les rues, vestiges d’une bourgeoisie locale amateur de promenade à bras d’homme ne servant plus aujourd’hui qu’au transport de parpaings, caisse de bière et morceaux de bois : grandeur et décadence…..

Une découverte fabuleuse qui entraîne un désir de plus : plus longtemps, plus loin, tellement grande est l’attirance envers ce pays et sa population gardant de l’époque coloniale une certaine nostalgie et conservant le Français en langue parlée mais aussi dans leur cœur..

 

 

 

29 photo(s)
COMPOSTELLE   (le 07/07/2008)

Il est de nombreux départs vers St Jacques de Compostelle, aussi bien en France qu’en Europe mais le plus ancien reconnu et le plus utilisé est celui du Puy en Velay en Haute Loire.

Pour ne pas faillir à la tradition la messe des pèlerins en la majestueuse cathédrale a lieu à 7H30; Elle se conclue par une bénédiction particulière autour de la statue de St Jacques. A chacun, après déclinaison de son lieu d’attache, est remis une médaille de la vierge noire du Puy censée apporter une protection divine au marcheur. Les pélerins reçoivent également une « créanciale », document devant être dûment tamponné à chaque étape car nécessaire à l’obtention finale du certificat d’accomplissement du pèlerinage.

Par précaution et éviter la foule nous nous étions muni du précieux sésame la veille et c’est donc un peu en avance, sur les autres que la première étape vers St Privat d’Allier, distant de 23 Kms commença.

En haut de la première et longue rampe de sortie, un dernier regards vers le Puy et ses trois immenses vierges en statue juchées sur les collines dominant la ville qui nous saluent, comme pour nous souhaiter une bonne route.

Un parcours sinueux accidenté humide mais fleuri et passager nous amena fourbu vers 16H au point de repos

Le lever oublié du lendemain matin nous amena à utiliser à l’avenir le réveil-matin.

Contrairement à l’appréhension les jambes se remirent en état de marche rapidement et le parcours raccourci pour cause de fatigue et ramené à 19 Kms vers Saugues, bien que pénible en son début par la descente abrupte vers l’Allier et la longue remontée de la Madeleine s’effectua relativement aisément et sous un soleil radieux .

Et puis ce troisième jour, le 5 juin ou le froid et la pluie ont commencés à nous saisir. Nous avons du alléger à nouveau l’étape pour arriver au domaine du « sauvage » à 1200 m d’altitude, heureux de trouver cette commanderie templière du 11 ème siècle reconvertie en hébergement.

Plaisir de se réchauffer devant l’immense cheminée en compagnie de personnes contraites également de s’abriter à cause de la pluie.

ce fut ensuite l’étape champêtre des Estres, le froid est toujours vif et nous arrivons dans le département du Lot, puis ce fut un hébergement en pleine nature dans le gite "  les gentianes " ponctuant le début de traversée de l’Aubrac dans la boue et sous le crachin. L’alligot servit par l’hôtesse nous aidera à effacer les fatigues du voyage en poncho et chaussures mouillées.

Le départ du lendemain avec 4 degrés dans le crachin ne nous a pas permis de profiter des charmes de l’Aubrac, le vent froid du Nord nous poussant vers le petit village d’ Aubrac ou nous dormirons dans la tour des Anglais, bâtiment communal sinistre et froid. Heureusement les gigantesques et délicieuses tartes de l’auberge nous feront oublier très vite cet endroit.

Oublier, oui, c’est le mot puisque chaque jour le seul objectif est l’étape. Tous les autres évènements semblent loin, inutiles et dissous..

La sixième étape jusqu’à St Côme d’Olt fut la plus difficile la plus longue aussi, ponctuée par un orage à l’arrivée. Là encore, toute fatigue effacée par un accueil chez les Ursulines, dans des bâtiments somptueux modernes et une suite en guise de chambre.

De mieux en pire, le lendemain à Estaing dans l’Aveyron, 19 Kms plus loin là ou beaucoup abandonnerons victimes des ampoules et de la fatigue. Reçus dans un dortoir sonore et exigu une demeure du 17 siècle ou la tradition hospitalière perdure grâce aux bénévoles. Convivialité, partage, rencontres, soupe à l’ortie le soir, confiture de fleur de pissenlit le matin et participation financière libre..

Et puis Golinhac dans un centre de vacance, un parcours magnifique sous le soleil revenu, comme celui du jour suivant qui nous amènera à Conques la merveilleuse petite ville médiévale tapie dans sa vallée.

Il faudra une heure de montée escarpée le lendemain pour retrouver le plateau et sonner le cloche de la petite chapelle en guise d’au revoir.

Le 13 juin étape longue et éprouvante que celle qui nous conduira à Livinhac le Haut avec beaucoup de route et des dénivelés « casse-pattes ».

La dernière étape de Figeac, achèvera cette partie de la route. A peine un quart de la distance total et une frustration de devoir s’arrêter.

Il faudra retrouver le monde « actif », les nouvelles, les obligations mais resterons les merveilleux souvenirs des paysages, rencontres avec les autres mais également avec soi-même.

 

16 photo(s)
OCEAN INDIEN 3   (le 12/05/2008)
ILE RODRIGUES
11 photo(s)
OCEAN INDIEN 2   (le 17/11/2007)
ILE MAURICE
16 photo(s)
OCEAN INDIEN   (le 24/10/2007)
LA REUNION COTES
5 photo(s)
OCEAN INDIEN   (le 19/10/2007)
LA REUNION MONTAGNE
9 photo(s)
LE CAVADEE   (le 24/01/2008)

LE CAVADEE



Après l’Aïd de la communauté musulmane célébrée à grand renfort de jeunes, prières et surtout d’importants sacrifices animaux et avant le célébration du nouvel an chinois qui verra éclater les pétards partout dans l’île, la Réunion fête le « Cavadee ». De quoi s’agit-t-il ? C’est une des nombreuses célébrations de la communauté Hindou, bien présente sur l’île, mais surtout l’une des plus importantes.


Comme pour le pèlerinage annuel de la Mecque pour les musulmans, la participation au Cavadee est incontournable afin de bénéficier des bonnes grâces de l’Esprit et accéder au Paradis. Il est plus facile pour les Hindou d’y participer car elle a lieu un peu partout, mais comme dans beaucoup de domaines c’est l’intention qui est primordiale.


La cérémonie commence pour des nombreux fidèle longtemps avant sa célébration, en effet, pour ceux qui ont décidé d’en faire une journée d’action de grâce personnelle et une purification, la retraite commence au moins une quinzaine de jours avant : l’abstinence sexuelle, le jeune, les prières et exercices destinées à la maîtrise du corps y sont pratiqués sous la direction des plus anciens.


Enfin le jour tant attendu arrive ! : La fête de Cavadee consiste en la célébration du dieu Moulouga, représentant l’univers, c'est-à-dire ce qui est visible, rattaché à la matérialité. En effet, Moulouga est le fils de Shiva, donc le fils de Dieu. En fait c’est aussi important que pour les Catholiques de fêter Jésus.


La préparation commence dès le lever du jour. Les participants « actifs » se font, en signe d’expiation et de mortification mais également en signe de domination de l’âme sur le corps, percer la peau d’une multitude d’aiguilles. Certains un peu n’importe comment, d’autres selon une géométrie particulière. Il n’est pas rare de constater la présence d’une centaine de ces aiguilles sur le corps des pénitents. Certains préfèrent se faire percer par des crochets sur lesquels seront accrochés des citrons verts qui chassent les mauvais esprits mais aussi alourdissent la tension sur les chairs, d’autres se percent le ventre d’une grosse aiguille verticale, les empêchent de s’asseoir.


Ensuite, tous se rendent au bord de la rivière Saint Etienne, près de Saint Louis, sage rivière qui l’an dernier a emportée un des deux ponts de la quatre voie qui la surplombent. La couleur de Moulouga étant le rose, c’est la couleur dominante, les femmes s’en étant parées. Les hommes préfèrent le blanc sans doute pour des raisons de différentiation.


Sur le bord de la rivière commencent les installation d’offrandes entourant des autels ambulants qui seront transportés plus tard à dos d’hommes, les prières débutent et les entêtants parfums et encens emplissent la place. Patiemment chacun attend, parfois en plein soleil le début de la cérémonie du « percement de langues ». Il faut asperger d’eau les porteurs d’aiguille et les abriter de serviettes car le soleil rend brûlant les instruments de supplice.


A un signal connu de chacun mais non perceptible, peut être marqué par le début des tambours rituels, les candidats aux percement de langue s’avancent vers les officiants. A l’abri de tissus, ponctués par les cris des aides destinés à couvrir les éventuelles manifestations de douleurs, les postulants se font enfoncer une première aiguille d’une trentaine de centimètres au travers des deux joues puis une seconde qui traverse également la langue.


Les photographes n’étant pas souhaités en ce moment je me suis écarté pour parler à un prêtre des traditions et de la religion hindou, si on considère que c’en est une. En fait, selon les renseignements qu’il a accepté de me confier s j’ai pu constater que leur spiritualité était intacte, très pratique et véritablement dirigée sur une voie d’éveil. Il m’a également appris que ce que nous voyions là était propre à la religion Tamoul, branche de l’hindouisme qui pratique également des marches sur le feu.


Pendant que s’effectuait le rituel du percement de langues les autres participants commençaient à répandre des parfums et de l’eau de coco sur les autels destinés à honorer Moulouga. Des femmes mettaient d’autres offrandes dans des urnes qu’elles transporteront sur la tête jusqu’au au temple au moment de la grande offrande.


Après un long moment compte tenu du nombre important de participants les longues flûtes commencent à lancer leur musique aigrelette, signe du début de la procession.


Un char dont le soubassement fait de figures en bois sculptées sert de support à l’imposant dais abritant Moulouga et Shiva participe au cortège, précédé de jeunes filles maniant en dansant le bâton traditionnel. Une centaine de femmes tirent par une corde rouge le char manœuvré par les hommes, derrière suivent les pénitents, transportant leur lourd fardeau, leurs deux aiguilles en travers du visage, certains portent des aiguilles plus longues et plus grosses tel celui la arborant une barre de plusieurs mètres fichée dans ses joues. Afin de mortifier davantage leur corps, certains sur quelques dizaines de mètres avancent sur des chaussures garnies de clous acérés. Parfois un des pénitents entre en transes, titube les yeux révulsés, maintenu par un aide sans que cela n’émeuve personne. Selon la tradition il s’agirait d’un contact direct avec la divinité qui par cette perte momentanée de conscience accepte l’intention du sujet d’entrer en communion avec sa divinité.


La cérémonie, précédée de camions citerne répandant de l’eau sur le bitume brûlant , arrive enfin au temple magnifiquement décoré ou les offrandes spécialisées au Dieu Moulouga seront déposées : le miel, l’eau de coco….Mais là seuls les adeptes pourront y pénétrer.

15 photo(s)
AMERIQUE DU NORD   (le 14/10/2007)
LA PENNSYLVANIE
9 photo(s)
AMERIQUE DU SUD   (le 12/10/2007)

GUYANNE FLEUVE

4 photo(s)
AMERIQUE DU SUD   (le 09/10/2007)
GUYANNE BROUSSE
5 photo(s)
AMERIQUE DU SUD   (le 06/10/2007)
GUYANNE COTE
5 photo(s)
AMERIQUE DU SUD   (le 04/10/2007)
LE BRESIL
5 photo(s)
LES ANTILLES   (le 07/09/2007)
LA GUADELOUPE
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LES ANTILLES D   (le 05/09/2007)
LA DOMINIQUE
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LES ANTILLES MG   (le 08/09/2007)

MARIE GALANTE

5 photo(s)
LES ANTILLES M   (le 10/09/2007)
LA MARTINIQUE
9 photo(s)
LES ANTILLES   (le 12/09/2007)
LA BARBADE
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LES ANTILLES   (le 29/09/2007)
LES SAINTES
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